La censure indonésienne envers YouTube et MySpace n’aura pas duré bien longtemps. Selon l’agence France-Presse (AFP), L’ indonésie s’est excusé vendredi d’avoir bloqué l’accès aux différents portails et en a rétablit l’accès.
Étant composé de 85 % de musulmans, l’Indonésie a perçu le film Fitna comme une provocation. Pour rappel, Fitna veut dire en arabe « division et discorde au sein de l’Islam ». Ce film du politicien néerlandais d’extrême-droite Geert Wilders , diffusé en premier lieu sur le fameux LiveLeak, montre des images d’attentats terroristes et d’exécutions auxquelles est juxtaposée la lecture de textes du Coran.
Le gouvernement a donc demandé à YouTube et d’autres sites Internet de le censurer. A l’époque, Muhammad Nuh, le ministre des communications, déclarait qu’il fallait « anesthésier temporairement les sites Internet concernés, le temps que le cancer soit retiré ». Aujourd’hui, le gouvernement change d’optique et a autorisé que l’accès aux sites Internet soit rétabli. « Je demande au public de nous pardonner, nous voulions avant tout protéger la stabilité de notre État », a précisé le ministre des communications vendredi, lors d’une conférence de presse.
« L’accès à YouTube et aux autres sites a été rouvert après la réception d’un nombre impressionnant de protestations de la part des utilisateurs auprès des FAI. Nous avons discuté de toutes ces plaintes avec le ministère, et nous sommes tombés d’accord » explique Heru Nugroho, membre de l’association des FAI d’Indonésie.




